un grand merci à ARNAUD de FB !

30/11/2013 19:41 par galopin-de-nos-corps

Hommage à l'être humain qui est toi, en chacun d'entre-nous.
 
« Je ne m’intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,
Je veux savoir à quoi tu aspires,
Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton cœur.
 
Je ne m’intéresse pas à ton âge.
Je veux savoir, si pour la quête de l’amour et de tes rêves,
Pour l’aventure de te sentir vivre,
Tu prendras le risque d’être considéré comme fou.
 
Je ne m’intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,
Si les trahisons vécues t’ont ouvert,
Ou si tu t’es fané et renfermé par craintes de blessures ultérieures.
 
Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,
Sans t’agiter pour la cacher, l’amoindrir ou la fixer.
 
Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,
Si tu oses danser, envahi par l’extase jusqu’au bout des doigts et des orteils
Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.
 
Je ne m’intéresse pas à la véracité de l’histoire que tu racontes.
Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu’un pour rester fidèle à toi-même,
Si tu supportes l’accusation d’une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.
 
Je veux savoir si tu sais faire confiance, et si tu es digne de confiance.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres.
Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté;
 
Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien ou le mien,
Et malgré cela rester debout au bord du lac
Et crier: « Oui! » au disque argenté de la lune.
 
Je ne m’intéresse pas à l’endroit où tu vis ni à la quantité d’argent que tu as.
Je veux savoir si après une nuit de chagrin et de désespoir,
Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.
 
Je ne m’intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.
Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.
 
Je ne m’intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.
Je veux savoir ce qui te soutient à l’intérieur, lorsque tout le reste s’écroule.
Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,
Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides. »
 
Oriah Mountain Dreamer
Indian Elder. (Amérindien)

La mer ...

30/11/2013 19:33 par galopin-de-nos-corps

  • La mer ...

    La mer ...

    30/11/2013 19:33 par galopin-de-nos-corps

La mer s'est retirée, laissant à nu coquillages et insectes aquatiques. Mais elle laisse à voir une structuration du sable, moulé par les vagues. Des vagues de sable qui créent un paysage imaginatif ...

PREAMBULE

30/11/2013 19:13 par galopin-de-nos-corps

Cela fait de nombreux mois que je me dis qu'il faut que je reprenne mon blog. Non pas parce que c'est la mode de s'étaler sur la toile, mais par ce que, étant légèrement associal, et solitaire par la force des choses, j'ai pourtant besoin de m'exprimer, d'analyser les choses, de regarder vivre mes contemporains, en général, et la communauté gay en particulier.
Ce sera certainement sur cette communauté qui n'en est pas vraiment une, que j'aurais le plus de choses à dire. Sur des thèmes divers et variés.
Mais d'une manière générale, l'humanité me plonge dans un abîme de perplexité insondable. Personnellement, j'ai souffert, comme beaucoup d'entre nous, de trahison, de fausses promesses, de relations purement intéressées, et j'en passe ! Après toutes ces avanies, je me suis dit que le meilleur moyen de me protéger, c'était de cultiver mon jardin. Ce que je fais, aujourd'hui, avec mes animaux auxquels je tiens particulièrement, et qui, disons-le clairement, sont les seules créatures sur terre aujourd'hui qui "m'obligent" à rester en vie et à m'accrocher.
Ceci étant dit, il n'est pas neutre de préciser ici que je suis homosexuel de constitution. Je l'ai toujours été, j'ai toujours été attiré par les garçons. Je ne dirais pas que je suis misogyne, quoi que…  Non, je dirais simplement que la femme, présentée comme l'avenir de l'homme, hormis les aspects de survie de l'espèce… ça n'a jamais été ma tasse de thé. 
 
Pour ne pas être désobligeant à l'égard de qui que ce soit, je dirais simplement que la femme m'indiffère complètement. Mais, je ne suis pas une brute épaisse, ni un sociopathe. En fait, d'une manière générale, « les gens » me gavent profondément, en revanche, un individu va susciter toujours ma curiosité, mon envie de connaître, ma compassion si besoin. Attention, le mot compassion que j'utilise ici a surtout le sens que les bouddhistes lui prêtent.
 
Après avoir passé une enfance pas très rigolote, dirons-nous, à Paris essentiellement, je me suis rapidement émancipé de ma famille, en quittant le foyer paternel avec ma valise, à 17 ans. Après, tout de même, une tentative de suicide… Il est vrai qu'à l'époque, il n'était pas question de parler d'homosexualité. Mais moi, je n'avais que des copains garçons à l'école, et encore ceux qui le voulaient bien.  En effet, je souffrais d'un handicap auditif, consécutif à un mauvais traitement administré lors de mes oreillons à l'âge de 2 ans et demi, ce qui faisait croire à beaucoup que j'étais complètement dans le Space ! On m'a même considéré comme handicapé mental... 
 
Mais lorsque l'un ou l'autre de ces garçons m'offrait son amitié, j'étais fidèle et attaché au plus haut point. J'ai ainsi eu comme ça plusieurs amis de jeunesse, dont je ne sais plus du tout aujourd'hui ils sont devenus, mais dont il est clair, en tout cas pour le dernier, Breton bretonnant s'il en était… !, que j'étais très épris de lui et que nous partagions ensemble une énorme affection réciproque. C'était de l'homo affectivité. Comme d'ailleurs, je pense, en connaissent beaucoup d'adolescents, quoiqu'ils en disent.
 
 
 
J'ai donc vécu entre environ 7 ans et 17 ans et 11 mois, dans une nébuleuse affective que je n'arrivais pas à situer par rapport au modèle dominant. Pourtant, mon premier plaisir entre garçons a lieu dans les douches du vestiaire du club d'escrime où mes parents m'avaient inscrit. Je me rappelle de son prénom : Luc, et je pense que comme moi, il a pris un sacré plaisir à nos petits jeux de rôle, sous la douche. En fait, on devait peut-être passer 10 minutes ou un quart d'heure à faire vraiment de l'escrime, et plus d'une heure dans les vestiaires… ! Ce qui est infiniment curieux, c'est que j'ai oublié cette partie de ma vie pendant des années. Quand je dis oublier, ce n'est pas que je la refoulais, mais que je n'y pensais plus du tout. Donc aujourd'hui je dois faire un correctif : Mon premier rapport homosexuel n'a pas eu lieu à 17 ans et 11 mois, dans une salle de cinéma, du côté de Wagram, à Paris, pendant la projection De « Mort À Venise », mais avec ce petit copain : nous nous sommes déniaisés à 14 ans !
 
Cette rectification étant faite, je vais en rester là pour les préliminaires. Petit à petit, je pense que je garnirai mon blog de réflexions, de transmission d'articles que j'aurais lus et que je souhaite vous faire partager, de photos que je fais et que je trouve plutôt sympathiques Et aussi de réflexion que vont m'inspirer les nombreux posts que l'on trouve sur Facebook, sur certaines pages où je trouve un petit peu d'intelligence, un niveau un peu plus élevé de réflexion que dans bien d'autres endroits.
Pour ce qui est de la face cachée de ma sexualité, ce ne sera pas ici qu'on en parlera. Mais dans une autre page !
 
Je vais être contraint à l'anonymat total sur cette page car il m'est arrivé une mésaventure il y a quelques années quand je suis  arrivé sur mon nouveau poste de travail. En effet, même si je n'ai strictement rien à  cacher et que tout le monde est au courant directement ou indirectement de mon mode de vie, des connards de syndicalistes qui n'avaient rien d'autre à faire que de l'espionnite se sont permis  de rechercher tout ce qu'ils pouvaient trouver sur moi sur Internet.  ils n'ont pas eu beaucoup de mal, j'ai un passé militant et associatif, avec passage à la télévision sur Arte, dans les années 90…
Dans la foulée, ils ont rédigé un tract qu'ils ont diffusé dans tout l'établissement où je travaille, pensant "m'outer" ... quelle bande de nases ...  J'aurai, ultérieurement, l'occasion de parler plus en détail du bruit de fond qui fait que nombre de personnes ont ce type de réaction débile.
 
Quelque part, c'est vrai, j'ai été dans une colère noire, mais les gens, à force de me connaître, se sont rendus compte que je n'étais pas du tout celui dont il était question dans ce tract et pour le coup, ça m'a attiré des sympathies, ce qui n'était pas franchement l'objectif de ces gens-là ! Cela dit, si des sympathies et des amitiés se créent, je ne resterai pas dans l'anonymat, tellement je déteste ça. Allez, à la prochaine.